Italie : l’épouse de Daouda Sangaré placée en détention après son meurtre à Montese
Italie : l’épouse de Daouda Sangaré arrêtée après son meurtre à Montese
Un tournant majeur dans l’enquête sur la mort de Daouda Sangaré
L’enquête sur la mort de Daouda Sangaré, tué à son domicile de Montese, dans la province de Modène en Italie, a connu un important développement. Son épouse a été arrêtée par les carabiniers et placée en détention provisoire dans le cadre d’une enquête pour homicide volontaire.
Daouda Sangaré, âgé de 31 ans, travaillait comme soudeur et vivait depuis plusieurs années dans cette région du nord de l’Italie. Selon ANSA, il était originaire de Guinée et avait également vécu plusieurs années en Côte d’Ivoire avant de s’installer en Italie. Son épouse l’avait rejoint environ un mois avant le drame.
Le jeune homme a été mortellement poignardé à l’aube du 2 août 2026, dans son logement situé via Righi, à Montese, dans l’Apennin modénais.
Daouda Sangaré avait participé à une fête quelques heures avant sa mort
Quelques heures avant le drame, Daouda Sangaré avait participé à une fête organisée dans la localité de Montese. Il était ensuite rentré chez lui.
Dans les premières heures de l’enquête, son épouse avait évoqué la présence d’un homme extérieur au domicile et une altercation qui aurait précédé le meurtre. Cette piste avait initialement conduit les enquêteurs à rechercher une éventuelle tierce personne.
Un autre élément avait rapidement attiré l’attention des enquêteurs : le délai entre le moment présumé de l’agression et l’alerte donnée aux secours. La presse locale avait notamment évoqué un intervalle de plusieurs heures entre les faits et l’appel permettant de signaler le drame.
Les investigations menées au cours des deux semaines suivantes ont finalement conduit les carabiniers à concentrer leurs soupçons sur l’épouse de la victime.
L’épouse placée en détention provisoire
Le 17 août, les carabiniers du Nucleo Investigativo du commandement provincial de Modène ont exécuté une ordonnance de placement en détention délivrée par un juge des investigations préliminaires.
La femme est soupçonnée d’homicide volontaire sur conjoint cohabitant et a été conduite en prison dans l’attente de son interrogatoire devant le juge.
Plusieurs médias francophones l’identifient sous le nom de Fatim Sidibé, tandis que les principales dépêches italiennes consultées la présentent essentiellement comme l’épouse de Daouda Sangaré.
À ce stade de la procédure, son placement en détention ne constitue pas une condamnation. Elle demeure présumée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été définitivement établie par la justice italienne.
Que s’est-il réellement passé dans l’appartement ?
Malgré cette avancée dans l’enquête, plusieurs questions essentielles restent encore sans réponse publique.
Les enquêteurs devront notamment déterminer précisément le déroulement des événements ayant conduit à la mort de Daouda Sangaré, le mobile éventuel du crime ainsi que les circonstances dans lesquelles le jeune soudeur a reçu le ou les coups mortels.
Les premières informations faisaient état d’une blessure mortelle à l’arme blanche. Des médias italiens précisent qu’il aurait été frappé au niveau du cou, à proximité de l’entrée de son logement.
L’interrogatoire de l’épouse et les éléments matériels recueillis par les enquêteurs devraient désormais permettre à la justice de préciser sa reconstitution des faits.
Des affirmations sur le mariage qui restent à vérifier
Plusieurs publications diffusées sur les réseaux sociaux et certains témoignages attribués à des proches évoquent également les circonstances dans lesquelles le couple se serait marié, allant jusqu’à parler d’un mariage organisé par les familles ou d’une relation antérieure de la jeune femme.
Ces affirmations ne sont toutefois pas établies, à ce jour, par les sources judiciaires ou les principaux médias italiens consultés. Elles ne peuvent donc pas être présentées comme des faits.
Il faudra attendre les résultats de l’enquête et, éventuellement, les déclarations faites devant la justice pour déterminer si la situation conjugale du couple a joué un quelconque rôle dans le drame.
Une famille dans l’attente de réponses
La mort brutale de Daouda Sangaré a profondément marqué son entourage ainsi que la communauté de Montese. Les personnes qui le connaissaient l’ont décrit dans la presse italienne comme un homme calme, travailleur et bien intégré dans la région.
Deux semaines après le meurtre, l’arrestation de son épouse constitue une étape majeure de l’enquête, mais elle ne met pas fin aux nombreuses interrogations entourant cette affaire.
La justice italienne devra désormais établir précisément ce qui s’est passé au domicile du couple dans la nuit du 1er au 2 août et déterminer, sur la base des preuves recueillies, les responsabilités pénales.
Pour les proches de Daouda Sangaré, l’attente se poursuit avec une priorité : comprendre les circonstances exactes de sa mort et obtenir toute la lumière sur ce drame.