La préfecture compte 22 écoles, mais les classes restent surchargées et certains collégiens parcourent jusqu’à 16 kilomètres par jour.
Élevée au rang de préfecture, Timbo doit relever d’importants défis dans le secteur de l’éducation. La localité compte 22 écoles, mais certaines classes accueillent jusqu’à 80 élèves, tandis que des collégiens parcourent jusqu’à 16 kilomètres par jour pour rejoindre leur établissement.
Des classes surchargées et des infrastructures dégradées
À l’école primaire de Timbo Centre, le directeur Mamadou Timbo Baldé fait état de 14 enseignants, dont six titulaires et huit contractuels. Il décrit des salles en mauvais état, un manque de matériel et des élèves assis à trois ou quatre par table-banc. Les effectifs atteignent environ 70 élèves par classe et jusqu’à 80 dans certaines salles.
Pour faire face à la situation, l’établissement pratique parfois la double vacation : un groupe suit les cours le matin jusqu’à 13 heures, puis un second prend le relais jusqu’à 17 heures.
Huit enseignants et six salles supplémentaires demandés
Mamadou Timbo Baldé espère que le nouveau statut de la localité permettra de rapprocher l’administration éducative des établissements et des populations. Il attend notamment la nomination d’un directeur préfectoral de l’éducation et de son équipe. Il espère également une reprise des activités du lycée, fermé faute d’effectifs importants et de professeurs.
Le directeur demande au moins huit enseignants supplémentaires, six salles de classe et cinq latrines. Il souhaite aussi l’affectation de fonctionnaires de l’État, en complément des contractuels.
Jusqu’à 16 kilomètres pour certains collégiens
Au collège, le principal Kémoko Camara souligne le poids des distances pour les élèves venus des districts. Ceux de Wangako Dowou doivent parcourir environ 7 à 8 kilomètres, tandis que certains effectuent jusqu’à 16 kilomètres aller-retour chaque jour.
L’établissement compte 259 élèves, dont 98 filles. Ils sont encadrés par six enseignants titulaires et six contractuels communautaires. Il manque notamment des professeurs de physique, de français, de géographie et de mathématiques. Le collège utilise aussi de vieux documents et applique encore les programmes de 2009, selon son principal.
Kémoko Camara appelle à l’appui du gouvernement, des ONG et des autorités locales. Il estime que l’amélioration de l’éducation à Timbo se fera progressivement, avec l’espoir d’une reprise du lycée.